La jeune Adèle Castillon, 23 ans, avec douceur et fougue, a enflammé dès 17h50 la scène Zanzibar, déjà brûlante des 30 degrés affichés au thermomètre. Le show filmé en direct pour Arte semble déchainer les spectateurs. A voir l’ambiance explosive ici, ce cabaret vert s’annonce très chaud.


Sprints, le quatuor punk-rock de Dublin, a enflammé la scène Razorback du Cabaret Vert ce soir. Dans le décor brut et métallique du spot le plus rock du festival, Karla Chubb a mené la charge avec intensité : guitares abrasives, cris cathartiques et textes engagés. Le groupe a transformé le public en marée bondissante, celui-ci courant en rond et en coeur pendant quelques minutes. Ce show a prouvé que le groupe est l’une des voix les plus urgentes et galvanisantes de la scène punk actuelle.

Ambiance

Sean Paul en pleine forme devant un public acquis et déchaîné !

Le groupe de métal Revnoir prodigue un son lourd et mélodique et ne laisse pas indifférent. Malgré une chaleur torride le groupe a assuré un show parfait. On en redemande!

SDM

On s’est essayé à l’oeuvre participative d’Aurélie Bonamy: écrire un mot d’amour, le déposer dans une niche, et faire partie d’un décor du Cabaret de l’année prochaine. Une idée pleine de poésie.


La marionnette à bière, hilarant!

Apparemment les gamins prennent un malin plaisir à arroser leurs parents
Ambiance

FFF ou Fédération française de Fonck, a embrasé la Razorback ce soir au Cabaret Vert. Avec son groove implacable, et son énergie sans faille, le groupe qui a fait son grand retour en 2023 a retourné le public qui a dansé et slammé sans relâche. Un set furieux et festif, preuve que FFF reste une machine de scène unique et généreuse.

Jeune Lion, jeune chanteur franco-ivoirien, a envoûté le public, notamment composé de jeunes festivaliers. Sa voix a fusionné avec l’atmosphère végétale du Greenfloor, créant un moment intime et vibrant. Une performance tout en sourire et générosité.

BB Jacques a pris possession du greenfloor à 1h10 pour un concert aussi court qu’intense, prolongé de quelques minutes au-delà de la programmation. Le rappeur a livré une prestation empreinte de sincérité, où la puissance des mots le disputait à une mélancolie diffuse. Ses textes, ciselés et nourris de littérature, rappellent qu’il est autant écrivain que musicien. Avec un verre de whisky à la main, dans une posture à la Bukowski (dont est possiblement issu son pseudonyme, en référence au texte « Blue bird » du poète), il a chanté l’acte d’écrire autant que les blessures intimes. Une parenthèse nocturne qui a confirmé la singularité d’un artiste en marge et qui avait sa place dans la cité du grand Rimbaud.

Mc Solaar sur la scène Zanzibar ce samedi après-midi ou une véritable décharge d’émotions pour le public venu rencontrer un des pionniers du rap français. Les sourires et la joie étaient de la partie, preuve que les textes des débuts n’ont pas pris une ride, de même que les plus récents suscitent un grand engouement. Et c’est cela qui est magique au Cabaret Vert : Voir les anciens groupes de rap par exemple, partager les scènes avec les nouvelles générations. Jeune public devant Mc Solaar, ou plus ancien devant SDM ou BB Jacques des ponts se font, révélant tout son pouvoir fédérateur à la musique.

Ambiance plus familiale le dimanche traditionnellement au Cabaret Vert.


Oxmo Puccino et son public


Dalí




Jyeuhair

Wil Smith

©Roxane Cambon
Le Cabaret Vert, ce n’est pas seulement quatre jours de concerts, c’est une véritable expérience à part entière. En 2025, le festival a une nouvelle fois démontré sa singularité : proposer une programmation éclectique mêlant grandes têtes d’affiche et découvertes, tout en affirmant une identité forte, ouverte à toutes les esthétiques musicales, du rock au rap, en passant par l’électro, la pop ou encore le reggae, qui a attiré plus de 100 000 festivaliers !
Mais le Cabaret Vert ne s’arrête pas à la musique : c’est aussi un lieu où arts visuels, bande dessinée, cinéma et gastronomie trouvent leur place, faisant de Charleville-Mézières un espace culturel total le temps d’un long week-end. Fidèle à son engagement, le festival continue de se construire autour de valeurs durables avec son programme DECARB-ON!, première étape vers un modèle de festival bas carbone.
En refermant cette édition 2025, on garde l’image d’un événement convivial, exigeant et visionnaire, capable de conjuguer fête, culture et responsabilité. Le Cabaret Vert ne cesse de prouver qu’il est bien plus qu’un festival : c’est un véritable état d’esprit, tourné vers l’avenir.
